Histoire
et fabrication
Une
des raisons pour laquelle nous pouvons aimer les stylos
réside dans l’attrait
de la plume, son motif ou sa manière de glisser.
Le verre, l’or, l’acier, l’irridium…la
liste des composants potentiels est longue et pour en savoir
plus sur l’un de ceux-ci, je me suis rendu (sans ma
femme !) chez un Joaillier-Fabricant-Graveur bretons :
L’atelier des Essarts, à Lorient (02 97 21 42
88 ).
  
L’or se trouve assez
facilement sur terre (certes, ensuite toute est question
de quantité !), dans les mines ou sous formes
d’alluvions dans les rivières. Cette disponibilité explique
certainement en partie pourquoi l’or fut le premier
métal connu sur terre (-5000 avant JC), bien avant
le cuivre puis le bronze. Plus loin nous aborderons la différence
entre le plaquage de l’or et son dépôt
par électrolyse (cela concerne les plumes).mais déjà les Égyptiens
maitrisaient cette dernière technique (des piles ont été retrouvées
dans certains tombeaux) pour recouvrir des surfaces en bronze.
Plusieurs
méthodes
d’extractions existent, l’orpaillage (dans les
rivières) en est une (via un tamis ou l’usage
nocif de mercure pour former un amalgame avec l’or).
Une fois l’or nettoyé.il est pur et présente
un aspect « gras », la teneur en or
d’un alliage s’exprime en carat et/ou en millième.
Ainsi
l’or pur titre à 24
carat ou 1000/1000ème (999/1000 plutôt car jamais
pur complètement. L’inscription 585 ou 750 sur
une plume signifie donc or 14 carat ou 18 carat. L’or
24 carat étant très mou, l’or 14 ou 18
carat est utilisé pour la confection des plumes et
dans ces cas, un alliage d’or, de cuivre rosette et
d’agent fin est utilisé.
  
Or
pur / Argent / Cuivre
Comment savoir si stylo est en or 14C ?18C ?
En l’absence de poinçon, j’ai soumis un
stylo du début du siècle au test de la « Pierre
de touche » ( ou Lydienne car ce procédé était
déjà utilisé du temps du roi de Lydie
).
 
Les
plumes en or :
Les encres et en particulier les premières encres, étaient
très corrosives et à une époque où l’ordinateur était
absent, la majeur partie des échanges d’informations
se faisait par l’écriture. L’or, insensible à la
corrosion s’est donc rapidement imposé pour
la fabrication des plumes, associé à un matériau
venant protéger les pointes de l’usure liée
au papier ( l’iridium mais également d’autres
alliages à base d’osmium, de platinum, de tungstène,
de ruthénium…… ).
Si les plumes françaises sont des plumes or 18 carat,
vous pourrez rencontrer différents termes :
- Gold filled : Ce terme désigne une pièce
métallique sur laquelle une couche d’or (minimum
10 Carat) a été plaquée (par combinaison
de pression et de la chaleur)
La quantité de métal précieux doit correspondre à au
moins 1/20e du poids brut de l’article.
- Rold golled plated : idem que pour gold filled
mais avec une quantité d’or inférieure à 1/20e
du poids brut de l’article.
- Gold plated : Dans ce cas précis, le plaquage
de l’or se fait en général par électrolyse,
avec un dépôt d’or en fines couches sur
le métal. Pour les stylos anciens, cela est souvent
synonyme de moindre qualité.
Les plumes en verre :
Les stylos munis de plumes en verre étaient appréciés
essentiellement pour la réalisation de copies. Mais
de nombreux défauts les condamnèrent rapidement :
grande fragilité, manque de souplesse, séchage
de l’encre trop rapide.
Les
plumes acier :
Avant, ces plumes étaient bon marché, ce qui
explique par exemple que pendant la seconde guerre mondiale,
un grand nombre de stylos en étaient dotés.
Aujourd’hui, les plus grandes marques utilisent de
l’acier (inoxydable cette fois-ci) et la solidité est
aussi forte que pour les plumes or, sans risque de corrosion.
La fabrication de ces dernières nécessite une
technologie avancée et parfois des finitions manuelles.
Le choix entre une plume or et une plume acier doit
demeurer avant tout une question de goût. |
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